Mai 2026
Un homme fait le vœu qu'une belle femme tombe amoureuse de lui. Malheureusement, ce vœu a des conséquences terribles lorsqu'elle commence à adopter un comportement de plus en plus inquiétant et obsessionnel.
Ce qui est fort chez Curry Barker c'est qu'il ne traite jamais son concept comme une fantaisie mignonne. Il refuse toute échappatoire, pour lui, chaque acte a des conséquences, et il entend le rappeler violemment à son personnage. Le film te met dans la tête de Bear, tu comprends ses motivations, tu ressens même de l'empathie pour lui au début et progressivement tu réalises que t'as de la sympathie pour quelqu'un qui fait quelque chose de vraiment dérangeant. C'est là que le film devient vraiment efficace.
Il attaque une idée pop très courante, le désir comme droit acquis, et la pousse jusqu'à l'inconfort. C'est déjà plus que beaucoup de films qui se contentent de hurler dans un couloir sombre. Obsession vient confronter le spectateur à son propre égoïsme dans un écrin de pur cauchemar.
Avec un sens de la concision imparable pour un jeune cinéaste de 26 ans à peine, Barker fait rentrer son spectateur en connexion avec Bear sans jamais le ménager. Et l'atmosphère est vraiment le point fort du film, renforcée par une réalisation créative malgré un budget modeste.

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